Éditorial septembre 2025 : Rentrée, résonances et renouveau intérieur

Chers auditeurs de Radio Mercure,

La rentrée ne sonne pas comme un réveil brutal. Elle arrive plutôt en douceur, portée par les premiers vents frais de septembre et cette lumière différente qui change nos perspectives. C’est le moment de retrouver une écoute plus attentive, de redécouvrir la musique autrement qu’en simple accompagnement de nos journées.

Musique dans la Vallée : quand les voix habitent la pierre

Du 6 septembre au 6 octobre 2025, le festival Musique dans la Vallée investit les églises et salles intimistes d’Attert et du Luxembourg belge. Au programme : concerts vocaux et choraux, voix nues ou délicatement soutenues par quelques instruments. Ces musiques trouvent dans l’architecture ancienne un écrin parfait. L’acoustique de ces lieux impose naturellement un tempo différent, une écoute plus recueillie. On y entend le souffle des chanteurs, les silences qui structurent les œuvres, cette respiration collective qui unit interprètes et public.

Bartók revient à Bruxelles

Le 24 septembre 2025, un festival Bartók est annoncé à Bruxelles, consacré au compositeur hongrois. Béla Bartók reste une figure incontournable pour comprendre les mutations de la musique au XXe siècle. Son travail sur les musiques populaires, ses explorations rythmiques et harmoniques continuent d’inspirer les créateurs d’aujourd’hui. Ce festival permettra de mesurer l’influence persistante de ce maître du modernisme musical.

La rentrée des grandes salles

Septembre marque aussi le retour en force de la programmation classique bruxelloise. Flagey, le Brussels Philharmonic, BOZAR rouvrent leurs portes avec des programmes mêlant répertoire établi et créations contemporaines. Ces institutions rappellent que la musique savante n’est pas un art figé mais un langage vivant, en perpétuelle évolution.

L’art de l’écoute lente

Cette rentrée musicale nous invite à changer notre rapport au son. Face aux sollicitations permanentes du quotidien, ces propositions artistiques demandent autre chose qu’une consommation passive. Elles exigent une disponibilité, une attention soutenue. C’est dans cette qualité d’écoute que la musique révèle ses richesses cachées.

La rentrée peut ainsi devenir l’occasion de redéfinir sa relation à la musique. Non plus comme un fond sonore mais comme un art exigeant, capable de nous transformer. C’est ce pari que nous faisons ensemble.

Philippe de Sternatz

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